Amélioration des habitats

Diversification habitat

L’objectif est de diversifier les écoulements, de créer de petites chutes d’eau pour oxygéner le milieu, de diversifier les habitats.
Des blocs (de calcaires ou de d’autres matériaux, en fonction du territoire) sont déposés dans un cours d’eau à l’aide d’une pelle mécanique. Ensuite ils sont positionnés manuellement par les agents du Service Rivière pour créer des habitats favorables à la faune piscicole.

Recharge en granulats

Ces travaux consistent à apporter des matériaux (blocs et cailloux) de tailles comprises généralement entre 20 et 400 mm, à l’aide d’une pelle mécanique ou de propriétaires riverains (agriculteurs). Ensuite ils sont positionnés manuellement à l’aide de crocs par les agents du Service Rivière.

Ils permettent de couvrir largement la gamme observable de la couche d’armure sur les petits cours d’eau de plaine. Une fraction de ces granulats est mobilisable par le cours d’eau ce qui lui permet d’ajuster et d’adapter la morphologie de son lit à sa puissance spécifique. Cette hétérogénéité* de granulats permet aussi de reconstituer les habitats piscicoles comme les caches (blocs) ou les frayères (graviers) des espèces lithophiles* (truite fario, vairon, chabot…), et contribue à la diversification des écoulements.

Ils seront installés prioritairement dans les zones de dépôts déjà existantes (berges convexes) mais aussi dans le lit mineur restant.

L’objectif de cette opération est double :

  • réduire la largeur du lit mineur mouillé de manière à concentrer les écoulements,
  • éviter le colmatage* par les matériaux fins.

Reméandrage

Au cours de ces dernières décennies, de nombreux cours d’eau ont été recalibrés, ce qui sous-entend que le gabarit du lit a été modifié et que les méandres* ont été supprimés pour que l’eau s’écoule plus rapidement. Associées à ce recalibrage, certaines parcelles ont été drainées* ce qui augmente le volume des écoulements arrivant sur les secteurs situés en aval. Pour les zones urbanisées situées à proximité du littoral, l’écoulement plus rapide, peut provoquer des inondations plus ou moins importantes en fonction des coefficients de marée.

L’objectif d’un reméandrage consiste, à allonger le tracé et à réduire la pente d'un cours d'eau pour rendre sa morphologie plus sinueuse et lui faire ainsi retrouver ses fonctions hydrobiologiques*. Le reméandrage permet d’augmenter le temps de transfert des écoulements vers l’aval. L’une des pièces maitresses pour diminuer ce temps de transfert consiste à la remise en état des zones humides, car elles dissipent l’énergie, elles stockent l’eau en période hivernale et la restituent en période estivale.

Les arbres câblés

Lors de l’entretien ou la restauration de la ripisylve, les arbres les plus intéressants sont fixés parallèlement à la berge à l’aide de câbles. Ces embâcles participent à la diversité du milieu, et plus particulièrement des habitats aquatiques. (Par exemple, cela permet à la population piscicole la plus jeune d’échapper aux prédateurs). Les accumulations de bois morts sont aussi une source de nourriture pour la faune aquatique.