Entretien des berges

Débroussaillage

Les broussailles provoquent des altérations sur les écoulements des petits cours d’eau de largeur inférieure à 3 mètres. Au-delà d’un certains gabarit, le risque occasionné est très limité.
L’objectif est de débroussailler les berges pour redonner de la lumière au cours d’eau, tout en conservant les plantes intéressantes pour implanter une ripisylve équilibrée. La fermeture du milieu empêche la lumière d’atteindre le cours d’eau et altère ses fonctions intrinsèques.

Cette technique de débroussaillage sélectif peut être une bonne alternative aux plantations de ripisylve. Elle demande plus de temps qu’un broyage simple, mais, est plus durable. Seuls les arbustes et buissons à l’origine des problèmes sont éliminés.

Les broussailles ainsi coupées sont laissées sur place à disposition des propriétaires riverains et évacuées rapidement pour éviter qu’elles ne repartent dans les cours d’eau en période de crue. Sinon celles-ci sont broyées sur place, voire exportées lorsque les interventions se déroulent en milieux urbains.

Il est déconseillé d’intervenir au printemps afin de tenir compte des périodes de nidification. La fin de l’automne et l’hiver, périodes de repos végétatif, sont appropriés.
Ceci permet également de concilier les travaux avec l’activité agricole et notamment le pâturage.

 

L'élagage

L’objectif est de retirer les branches qui couvrent le lit et qui peuvent présenter un risque lors des crues. Entretenir un arbre en élaguant les branches trop lourdes, mal implantées, dangereuses ou dépérissantes qui dégradent l’état sanitaire des arbres. Un élagage léger permet d’avoir une meilleure perception de la qualité paysagère.
Les cépées* trop denses sont éclaircies en sélectionnant les perches les plus jeunes et les plus vigoureuses pour obtenir une ripisylve en bon état sanitaire.

L’élagage doit permettre :

  • L’amélioration de la diversité de la ripisylve,
  • L’augmentation de la luminosité sur le cours d’eau,
  • L’augmentation de la diversité des milieux et des habitats,
  • L’amélioration des parcours de pêche et de canoë.

Le bois de chauffage et les rémanents* sont laissés sur place à disposition des propriétaires riverains et évacuées rapidement pour éviter qu’ils ne repartent dans les cours d’eau en période de crue. Sinon ils sont broyés et laissés sur place, voire exportés lorsque les interventions se déroulent en zones urbanisées.

Il est déconseillé d’intervenir au printemps afin de tenir compte des périodes de nidification. La fin de l’automne et l’hiver, périodes de repos végétatif, sont appropriés.
Ceci permet également de concilier les travaux avec l’activité agricole et notamment le pâturage.

L'abattage

L’objectif consiste à couper :

  • Les arbres instables,
  • Les arbres morts,
  • Les arbres penchés,
  • Les arbres dans le lit mineur,
  • Ou les arbres tombés lors des tempêtes.

Ce qui permet à terme :

  • D’avoir une ripisylve diversifiée en âge et en espèce,
  • D’avoir une alternance entre l’ombre et la lumière,
  • De préserver des caches sous-berges,
  • D’avoir des parcours de pêche et de canoë,
  • De limiter les zones d’effondrement de berge,
  • De limiter le risque de création de nouveaux embâcles,
  • De favoriser un paysage de cours d’eau naturel.

Le Service Rivière laisse en place 1 à 2 arbres morts par hectare, d’une hauteur d’environ 5 m et d’un diamètre supérieur à 35 cm ce qui permet :

  • à la population ornithologique de nidifier ou d’y trouver de la nourriture (pivert, sitelle torchepot, etc…)
  • à certains coléoptères de si développer comme par exemple « le Lucane » etc…
  • à certains Champignons de si développer comme par exemple les amadouviers etc…

Les arbres abattus sont laissés sur place à disposition des propriétaires riverains et évacués rapidement pour éviter qu’ils ne repartent dans les cours d’eau en période de crue. Sinon, ces arbres sont broyés et laissés sur place, voire exportés lorsque les interventions se déroulent en milieux urbains.

Il est déconseillé d’intervenir au printemps afin de tenir compte des périodes de nidification. La fin de l’automne et l’hiver, périodes de repos végétatif, sont appropriés.
Ceci permet également de concilier les travaux avec l’activité agricole et notamment le pâturage.