Végétales

La Jussie

Les conséquences écologiques de la jussie sur les cours d’eau sont importantes : baisse de la biodiversité*, la jussie étouffe les plantes hydrophytes* indigènes (nénuphars, potamots, myriophylles …). La vitesse de croissance de cette espèce invasive est très importante (jusqu’à 2 cm / jour !)
Les conséquences physiques : elle limite la circulation en barque ou en canoë sur certains secteurs. Elle provoque une gêne pour les personnes qui pratique la pêche.
Les herbiers les plus importants, provoquent un ralentissement hydraulique*, donc un réchauffement ainsi qu’un colmatage des cours d’eau.

La jussie est présente sur 2/3 du linéaire de la Charente dans le département de la Vienne. Elle est apparue entre les années 1985 et 1990, à cette période sa superficie était de plusieurs hectares.
Les 1ers herbiers se situent sur la commune de Charroux (86250), sur le ruisseau le Merdançon et colonisent tout le fleuve Charente en aval, soit un linéaire de 30 kilomètres.

Entre le 15 juin et le 15 octobre, le SABAC pratique l’arrachage manuel des herbiers de jussie, cette technique présente de multiples avantages, elle est non polluante, sélective et va en décroissant.
Avant toutes interventions, le SABAC effectue un recensement des herbiers. Toutes ces données collectées sont envoyées à l’Observatoire Régional des plantes ENVahissantes des écosystèmes Aquatiques (ORENVA).

En complément de l’arrachage, le Service Rivière effectue des plantations, où les berges sont à nues, car l’ombrage empêche le développement de la jussie.

Pendant la période d’arrachage, grâce à la distribution d’un flyer en français, ainsi qu’un en version anglaise (pour la population Britannique, très nombreuse, dans le Sud Vienne), les agents du Service Rivière sensibilisent :

  • Les pêcheurs,
  • Les promeneurs en barque, en canoë,
  • Les baigneurs dans le plan d’eau sur la commune de Saint-Macoux,
  • Les éleveurs (abreuvoirs bovins).

La Renouée du Japon

La renouée du Japon se développe très rapidement (croissance pouvant atteindre quatre à cinq centimètres par jour). Les rhizomes* forment des réseaux denses dans le sol, ce qui facilite leur propagation. Sa prolifération provoque des dysfonctionnements au sein des écosystèmes :

Impact sur la stabilité des berges : elle favorise les sapements de berges car son système racinaire est peu développé en dehors des rhizomes, en hiver la partie aérienne meurt et laisse les rives à nues, soumises à l’érosion.

Impact sur la flore indigène* : dans des milieux qui lui sont favorables, elle peut éliminer pratiquement toutes les autres espèces grâce : aux substances toxiques qu’elle secrète, à son rythme de croissance élevé et à son feuillage abondant, créant un ombrage inhospitalier pour les autres espèces.

Impact sur les activités humaines : sur les secteurs à forte densité, elle rend l’accès aux cours d’eau difficile et peut gêner la pratique de la pêche, des promenades…

Depuis 2004, le Service Rivière repère et cartographie l’emplacement des herbiers sur tout le territoire. La surface de Renouée du Japon représente 700 m²
La lutte contre les espèces invasives est avant tout un travail de gestion, qui s’inscrit dans le temps, comme le démontre l’intervention du Service Rivière sur la jussie. Tous les ans, le Service Rivière intervient sur les herbiers émergents de Renouée du Japon en arrachant les plantes, plantules et rhizomes.


Légende

Autres espèces envahissantes

Liste des espèces invasives, commençant à émmerger sur le territoire du Service Rivière :


Elodée du Canada


Myriophylle du Brésil

 


Datura


Balsamine de Balfour

 


Raisin d’Amérique


Azolla fausse-fougère